Stella 8

Stella décide de rester toute la journée avec Léa pour l’aider dans ses difficultés.

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Léa retrouve son cher papa pour le déjeuner avec une joie non dissimulée. Grâce à Stella, elle a pu sortir la dernière, sans croiser ses camarades. Stella est vraiment gentille. Et qu’elle est jolie ! Elle ressemble au dessin des fées et autres lutines qui illustrent l’un de ses livres préférés sur le monde de Faery. Elle saute dans les bras de son papa qu’elle aime tant. Il la serre bien fort, puis lui tend sa grande main rassurante pour l’emmener enfin à la maison.


Durant le déjeuner, elle n’a pas le courage de lui raconter sa matinée. Pire ! Elle lui ment en lui assurant que tout s’est bien passé, qu’elle est parvenue à se contrôler et qu’il peut être fier d’elle car elle n’a rien jeté ni cassé. Cependant, elle reste allusive sur les prénoms de ses camarades et sur les activités auxquelles elle a participé. Elle lui dit juste qu’elle a oublié son dessin de lionne mais qu’elle lui offrira à la fin de la journée car elle l’a réalisé pour lui. Elle lui explique que Stella lui a confié que « Léa » signifie « Lionne » ! Si elle n’évoque guère ses camarades, elle parle en revanche beaucoup de Stella en insistant sur sa gentillesse. Elle ajoute qu’elle la trouve « indiscutablement radieuse quand elle sourit. » Léa adore voir une sorte d’admiration sur le visage de son père lorsqu’elle parvient à intégrer dans leurs conversations des mots nouveaux ou des expressions qu’elle entend chez les adultes (pas celles avec des gros mots, bien sûr…) ou qu’elle a lues dans les livres qu’elle va choisir avec fierté à la librairie en compagnie de ses parents.


Le temps passe trop vite et il est temps pour son père de la reconduire au centre de loisirs avant d’aller travailler. Sur le chemin qui la ramène à l’accueil des enfants, elle traîne un peu des pieds, et son visage redevient maussade. Son père lui demande pourquoi elle semble à nouveau inquiète alors que sa matinée s’est si bien passée. Elle n’ose pas lui avouer qu’elle a grimacé et jeté des objets, et presque frappé Lisa, si bienveillante avec elle à son arrivée. Retrouver cette camarade lui fait d’ailleurs très peur : comment va-t-elle parvenir à lui expliquer qu’elle ne voulait pas la taper ni être méchante ? Lisa semblait tellement déçue et en colère contre elle !


A leur arrivée au centre des Bourdons, Stella se trouve à la porte et compte le nombre d’enfants au fur et à mesure de leur arrivée. La jeune femme attend que tout son petit monde soit au complet pour lui prendre la main, et l’emmener à sa suite dans la salle d’activité. Après un sourire qu’elle souhaite convainquant -démenti par son regard éploré de chaton abandonné -, Léa fait un signe d’au-revoir à son papa avant de suivre l’animatrice. Elle se promet de rester concentrée et calme mais elle a honte face aux enfants qui la regardent avec moquerie ou défiance.


Cet après-midi, pour calmer les esprits et détourner l’attention des enfants sur leur nouvelle camarade, Stella change son programme initial et prévoit un moment de lecture de conte, avant d’envoyer le groupe se défouler dehors. Si le temps se maintient, il sera idéal pour jouer à la balle au prisonnier pour les adolescents ou au loup pour les plus jeunes de son groupe. Si elle participe parfois aux courses-poursuites avec ses ouailles, elle préfère généralement surveiller ses jeunes bourdons, tranquillement installée sur les marches de l’entrée de la cour. Même enfant, elle n’a jamais été une grande fan des jeux collectifs consistant à se courir après, à frapper dans des ballons ou à frapper ses camarades avec les mêmes balles. Aujourd’hui, pour se maintenir en forme, elle préfère d’ailleurs le yoga et a dans l’idée de proposer une initiation aux exercices d’assouplissement et d’équilibre à celles (surtout) et ceux (qu’elle imagine peu nombreux car… c’est un « truc de filles ») qui le souhaiteraient. Tout en terminant son déjeuner, elle se dit que cela pourrait d’ailleurs peut-être faire du bien à Léa et l’aider à contrôler son corps : une idée à garder dans le coin de son esprit pour plus tard. En tout cas, quelles que soient les activités de plein-air choisies par Adrien, cet après-midi, elle se postera près de l’entrée afin de veiller de loin sur Léa au cas où la petite fille devienne la cible de camarades agacés par son comportement étrange.


Les enfants rassemblés en deux demi-cercles face à elle, Stella explique qu’elle va leur lire le conte de Jean de l’Ours. Elle a choisi l’une des versions longues de ce conte, oublié de nos jours, alors qu’il était très populaire partout en France jusqu’au début du XX° siècle. Stella met un point d’honneur à expliquer d’où viennent les récits qu’elle propose aux enfants : cela fait partie de la culture générale qu’il lui semble important de leur inculquer. En outre, elle a découvert que, si on savait comment leur amener ces petites pièces de savoirs, les jeunes de cette tranche d’âge étaient friands de détails sur les auteurs des histoires, la manière dont elles étaient racontées avant la naissance de leurs papis et mamies et dans quelles régions du monde elles étaient apparues. Elle demande à ses protégés d’être très attentifs car, le mercredi suivant, elle animera son fameux atelier « Et si l’histoire se terminait autrement ? » à partir de ce récit. Durant sa lecture, elle lève les yeux sur son petit public aux mines absorbées, elle s’emploie à mimer les personnages et à « faire la voix » de chacun d’eux. Elle observe bien sûr Léa, sans que cela ne soit manifeste. La petite fille semble calme, et tout se déroule parfaitement bien jusqu’à ce qu’elle entame le passage contant que Jean de l’Ours est banni de son village. La conteuse aperçoit le petit visage encadré de cheveux châtains se crisper en sa grimace caractéristique aux yeux fermés et nez froncé. Heureusement, elle a installé la petite au second rang ; les enfants étant attentifs au conte, les mimiques du visage de leur camarade passent inaperçues. Elle espère du fond cœur, tout en continuant à décrire le voyage du héros moitié adolescent - moitié ours, que Léa parviendra à contenir ses gestes brusques. Mais les épaules de l’enfant commencent à se secouer en des mouvements saccadés manifestement incontrôlables, jusqu’à ce que son bras gauche se tende sur le côté. Ses camarades se retournent, puis commencent à se plaindre ou à rire de la petite fille. Stella parvient à imposer le silence. Elle demande à Léa avec un clin d’œil si elle connaît l’histoire car … c’est exactement le geste qu’a fait le héros de l’histoire pour se débarrasser du nain qui voulait lui voler sa bourse ! Elle reprend son récit en captant à nouveau l’attention de son jeune public. Stella a conscience qu’elle ne pourra pas toujours parvenir à faire passer les gestes intempestifs de la petite fille pour volontaires ou à dévier l’attention des autres enfants, mais, cette fois-ci, elle est parvenue avec brio à intégrer le geste malencontreux de Léa dans son histoire et on laisse Léa en paix. La fin de la session de lecture de conte prend fin sans qu’aucun autre incident ait lieu.


Pendant les deux heures partagées entre l’explication du contexte du conte, sa lecture et un petit débat concernant le rôle des personnages, le temps est passé du ciel bleu à la pluie. Ainsi donc, pas de partie de chat perché ou de louppour les enfants ! Stella est soulagée car elle craignait que, parmi l’agitation des courses poursuites, Léa ne se sente pas très à l’aise. Elle ne sait pas encore comment la petite fille réagit au milieu des cris et des jeux turbulents, et préfère finalement pouvoir gérer la situation en milieu clos lors d’activités plus calmes. Dans ce contexte posé, elle pourra aller avertir les camarades de Léa, aussi discrètement que possible, qu’il faut être gentil avec elle en leur expliquant que son comportement étrange n’est pas volontaire.


Face à des mines dépitées - essentiellement masculines – devant le temps diluvien, Stella annonce le programme de la seconde partie de l’après-midi : celles et ceux qui n’ont pas terminé leurs dessins de la matinée peuvent se réinstaller à une table s’ils souhaitent les finir ; l’atelier perles rouvre également ses portes (pour le plus grand plaisir des trois joaillières) ; celles et ceux qui le souhaitent pourront faire des parties de jeux de société avec quelques-uns des adolescents placés sous la coupe d’Adrien, exceptionnellement obligé de rester en intérieur. Stella reconnaît derrière elle la voix du petit Charles qui ne peut s’empêcher de lancer que Léa ne choisira sans doute pas de jouer aux cartes ; fier de sa raillerie, le garnement se met à ricaner de conserve avec ses deux meilleurs amis. D’un regard, Stella les fait taire. Elle utilise rarement ses yeux de sorcière, mais ils s’avèrent parfois fort utiles et sont d’une efficacité redoutable pour calmer les petits plaisantins. Stella sent Léa se cacher derrière elle ; elle se tourne vers la petite fille et lui demande si elle souhaite finir sa lionne, et, peut-être, ajouter un lion et un lionceau étant donné le temps dont elle dispose avant l’heure de la sortie. Léa accepte avec plaisir et se laisse conduire à la table de dessin par son animatrice qui se sent heureuse d’avoir gagné sa confiance. Pendant un instant, elle regarde la petite compléter son œuvre avec application. Avec une intuition implacable, elle se retourne brusquement vers Charles qui allait à nouveau faire une blague sur les aptitudes de Léa, cette fois à tenir un crayon. Le garçon se tait immédiatement et prend place en silence à la table des jeux de société afin d’entamer une partie de Cluedo avec ses amis et un groupe d’adolescents. Attentive à ce qu’aucune moquerie ou réflexion malveillante n’entache les activités, elle prend le temps d’aller voir les uns et les autres pour leur souffler un mot sur leur camarade atypique et le comportement bienveillant à adopter avec elle.


Stella décide de commencer par aller voir Lisa. La jeune fille s’est remise à dessiner, mais, cette fois, loin de Léa. Elle reste sous le choc de la scène de la matinée et incrédule quant au comportement de sa jeune camarade qu’elle avait pourtant prise immédiatement sous son aile. Stella, sous prétexte de se pencher sur son dessin, lui parle à voix basse à l’oreille pour expliquer à la préadolescente, déjà très responsable pour son âge, que Léa ne parvient pas à contrôler ses mouvements et insiste sur le fait que la petite fille est désemparée. La jeune animatrice suggère à Lisa d’aller voir Léa pour la rassurer car la petite nouvelle ne trouve pas le courage d’aller la voir alors qu’elle s’en veut terriblement d’avoir failli la frapper involontairement. Elle insiste sur le fait que sa camarade a un problème de santé qui ne lui permet pas de contrôler les mouvements de son visage, d’épaules ou de bras. Pour finir, elle demande à Lisa d’être son ambassadrice auprès des enfants du groupe dont elle est proche afin que Léa puisse trouver sa place sans être chahutée si ses tics la reprennent.


Se rapprochant de Charles et ses amis pour lui demander d’être gentils et compréhensifs avec leur nouvelle camarade, elle voit du coin de l’œil un feutre traverser la pièce avant de s’écraser, mine découverte pointée en avant, tel un missile, sur le bras d’Adrien. Celui-ci se tourne vers le point de départ présumé du projectile, balaye du regard les visages des enfants et remarque Charles, hilare, pointant du doigt une petite fille qu’il n’avait jamais vue au sein du centre auparavant. Stella regarde la scène en s’apercevant rapidement du mécontentement de son collègue qui s’approche de Léa, de toute sa hauteur (et il est très grand) les mains sur les hanches, l’air réprobateur. Hésitant un peu entre l’urgence de faire taire les moqueries de Charles et celle de s’interposer entre Adrien et Léa, elle finit par lancer au gamin et à ses amis sur un ton autoritaire « Ca suffit maintenant ! Arrêtez cela tout de suite ! » tout en contournant la table, et, enfin, poser une main protectrice sur l’épaule de Léa. La plupart des enfants se sont arrêtés au milieu de leurs jeux ou leurs peintures pour observer la scène en murmurant ou s’esclaffant. Stella prend Léa par la main en lui disant qu’elles vont aller ramasser le feutre toutes les deux et que ce qui vient de se produire n’a aucune importance. Elle se mesure du regard avec Adrien qu’elle n’a jamais apprécié : toujours à parler de foot, de « soirées mecs » et des « nanas » avec qui il sort les samedis soir. Elle sait qu’il est apprécié essentiellement des garçons inscrits au centre et de quelques filles aimant le handball, mais il a tendance à se désintéresser des enfants et adolescents qui n’ont pas pour passion de courir après un ballon. Cela agace un peu Stella car elle sait qu’il se montre alors facilement irritable et sévère avec les enfants qui ne font pas partie de son monde. Le coup de feutre a tout pour énerver le jeune homme ! Il commence à élever la voix, et se lance dans des réprimandes véhémentes contre Léa qui se fait encore plus petite qu’elle ne l’est en réalité, et tente de se cacher derrière son animatrice. Stella sourit et dit à Adrien bien fort : « Eh bien ! Ne te plains donc pas ! Cela te fait un nouveau grain de beauté ! Quelle affaire !? Tiens, tu ne devrais pas plutôt faire attention à Jennifer et Bastien qui se sont à nouveau éclipsés sans doute pour se bécoter dans les couloirs ? Ce sont bien des ados dont tu as la charge cet après-midi, non ? » Puis elle embrasse la salle du regard et poursuit à l’attention des enfants : « Le spectacle est terminé. Un feutre a volé pour faire un grain de beauté sur le bras d’Adrien, il est ramassé, et Adrien est parti chercher Jenni et Bastien ! Tout va bien ! Tout le monde reprend ses activités dans le calme ! Merci ! »


Heureusement que Stella était là ! Léa a vraiment cru qu’elle allait se faire gronder pendant un long moment, devant tout le monde, par l’animateur qui s’occupe du groupe des adolescents de cet après-midi. Il ne lui semble pas avenant du tout celui-ci : il parle toujours très fort comme s’il était sur un terrain de foot, même quand il est à l’intérieur, il fait mal aux oreilles ! Et il « fait le malin, » comme dirait sa maman. Elle n’aime pas ce genre d’adultes : ils ne font attention à elle que lorsqu’elle fronce son visage ou jette des choses. Pour une fois, elle est presque contente que son feutre ait pu atterrir sur cette cible, même si elle ne l’a pas fait exprès. Léa ramasse son feutre tout en prenant soin de rester derrière Stella jusqu’à ce qu’Adrien parte en pestant à la recherche des Roméo et Juliette du centre. Si elle n’aimerait pas faire partie du groupe d’Adrien, elle est en revanche très heureuse d’être dans celui de Stella. Elle l’aime vraiment bien. Stella, elle est gentille, compréhensive, « indiscutablement radieuse » : elle est forcément une vraie fée. Ou alors, si elle n’est pas vraiment une fée, sa grand-mère devait en être une et, donc, elle est presque une vraie fée. Léa aimerait de tout son cœur que tout se déroule bien dans ce centre : même après cette première journée compliquée, qui n’est d’ailleurs pas terminée, elle s’y plaît grâce à Stella. Elle qui a toujours aimé lire, dès qu’elle a su déchiffrer ses premiers manuels, elle est donc ravie d’avoir pour activité « lecture de contes » avec plein d’explications et de découvrir l’atelier d’écriture pour inventer d’autres fins aux récits choisis par l’animatrice. Et puis, Stella l’a écoutée ce matin, et elle tient parole cet après-midi : elle la défend !!! Léa n’en revient pas ! Enfin, une animatrice qui la croit quand elle explique qu’elle ne fait pas exprès. Souvent, la petite fille a envie de hurler cette phrase qu’elle répète encore et encore : « JE NE FAIS PAS EXPRES !!!! » ! Stella, elle, a compris. Et Stella est allée parler à Lisa qui ne semble plus fâchée. Léa retourne à sa place et, après avoir souri à Lisa qui lui tend amicalement un feutre orange afin de lui permettre de colorier la crinière de son lion, se remet à son dessin : coloriage du lion tout d’abord, dessin de la portée du couple de fauves ensuite. Il faut qu’elle se concentre afin de pouvoir terminer avant l’heure de retrouver ses parents pour leur offrir son œuvre.


Le second lionceau, nommé « Léa » d’après la légende que la petite fée s’emploie à calligraphier, est enfin terminé. Léa s’apprête à le colorier quand ses épaules se haussent et se baissent en un mouvement grotesque. Et son bras se détend vers le haut et lance le feutre une nouvelle fois. Celui-ci touche le plafond, le rebond le propulse au milieu de la table, en plein milieu de l’amas de crayons de couleurs qui se répandent sur la surface du meuble puis sur le sol. Des clameurs s’élèvent parmi les apprentis artistes et Léa sent quelques regards mauvais se tourner vers elle. Alors que Léa baisse la tête, honteuse et s’apprête à aller chercher tous les feutres répandus sur le carrelage de la pièce, Lisa se lève et dit qu’elle va l’aider à tout ramasser. Comme la petite fille est reconnaissante ! Et bien contente de constater que Lisa ne lui en veut apparemment plus du tout pour l’épisode malheureux de la matinée. Les deux petites filles sont bientôt aidées par la plupart des enfants. Après qu’elle se rassoie et essaye de reprendre son dessin, Stella la rejoint pour la rassurer et lui promettre que les autres enfants ne l’embêteront plus. L’après-midi se termine avec quelques grimaces mais plus de projections d’objets ni de haussements d’épaules inopinés. Beaucoup plus détendue, moins angoissée par le regard des autres, ses difficultés à se contrôler s’amenuisent.


La journée se termine dans la bonne humeur. Léa est heureuse d’avoir le soutien de Stella et Lisa. D’autres petites filles, des copines de Lisa pour l’essentiel, ont commencé à échanger avec elle : elles se sont montré mutuellement leurs dessins, ont parlé de leurs chats et hamsters, de leur école… Léa a l’impression d’avoir été intégrée. Aussi vite, cela relève du miracle. Bien sûr, la petite fille remarque que certains enfants continuent à la fixer en se marmonnant des choses à l’oreille ou à rire en la regardant. Elle a l’habitude de cela depuis presque trois ans à présent. Mais, cette fois, il semble qu’elle ait trouvé des amies sans trop de problèmes, et, surtout, qu’elle soit comprise et protégée par Stella. Après s’être emmitouflée dans son manteau et son écharpe, elle sort rejoindre son père, son dessin à la main, impatiente de le lui remettre. Son père accepte le chef-d’œuvre de sa fille en la félicitant pour le réalisme de sa famille de lions avec le grand sérieux d’un père amateur d’art éclairé. Léa se sent emplie de fierté et espère que sa maman sera aussi contente que son cher papa. Il lui demande ensuite comment s’est déroulé l’après-midi. Elle lui fait un large sourire. Et, sans un mot, Léa se retourne vers l’entrée du centre où se trouve Stella. Elle se précipite vers la jeune femme et la serre très fort dans ses bras pendant quelques secondes. Après cette démonstration spontanée de reconnaissance et d’affection, elle court prendre la main de son père qui, très surpris, adresse un signe à l’animatrice qui lui répond en hochant la tête en souriant d’un air entendu.

Choix 1

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scénario

Baptiste, Émile, Maël, Alix, Jawed, Élisa, Rose, Iléana

avec le soutien de

l’équipe pédagogique de la MJC Bazin Alice DEGROEVE, et Stéphanie MONTIFRET.

mise en texte

Apolline Marie HUIN

illustrations

Hugo DEGENEVE