Léo 8

Une inscription définitive ?

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Le lundi soir, après ses cours, Léo suit son amie Anaïs jusqu’à la salle de danse. La professeure, Pauline, une jeune femme blonde aux cheveux toujours relevés en chignon serré comme toutes les ballerines, le salut chaleureusement en lui demandant s’il vient essayer ou juste regarder. Léo répond, un peu intimidé, alors que les jeunes apprenties danseuses se changent dans les vestiaires, qu’il a vu le film « Billy Elliot » et qu’il a trouvé cette histoire merveilleuse… qu’il souhaite faire un cours d’essai, bien sûr avec l’autorisation de ses parents dont il remet le document signé à la jeune femme. Il ajoute que malheureusement il n’a pas encore de chaussons de danse et qu’il ne veut pas porter de jupette en voile comme les filles. Avec beaucoup de bienveillance, elle lui répond qu’il sera quoiqu’il arrive dispensé de jupette mais que, s’il souhaite continuer, il lui faudra se procurer des chaussons ; en attendant, il peut suivre le cours pieds nus. Elle l’invite ensuite à aller se changer. Une fois toute la classe réunie, Pauline, le présente à la classe, constituée uniquement de filles, toutes à peu près de son âge. Anaïs lui dit aussitôt de venir derrière elle à la barre.


Ce premier cours est une révélation pour Léo ! Les exercices sont très difficiles, répétitifs, mais quel bonheur de parvenir à tenir une posture, même peu de temps ! Cette séance l’a conforté dans son désir de faire de la danse classique son avenir. Pauline lui demande de rester quelques minutes après le cours car elle souhaite lui faire part de son ressenti. Même si l’on est en cours d’année, elle est prête à l’accepter pour le reste de l’année scolaire car il montre un intérêt évident et de réelles dispositions pour cet art. Il faut à présent convaincre ses parents, surtout son père, que, loin d’être découragé ou rebuté par cette séance d’essai, il est plus que jamais décidé à continuer et à progresser jusqu’à devenir un grand danseur professionnel.


A peine rentré chez lui, il se précipite dans la cuisine dans laquelle sa mère prépare le dîner et s’écrit en tournoyant que c’était merveilleux et qu’il voulait plus que tout être inscrit à ce cours. Sans même attendre la réponse de sa mère, il sautille vers le salon dans lequel se trouve son père, occupé à regarder un match de foot. Il se place devant la télévision, serre les mains comme lors d’une prière et s’écrit « Papa ! S’il te plaît ! S’il te plaît ! S’il te plaît ! Est-ce que je peux aller à la danse tous les lundis ? La prof a dit qu’elle voulait bien de moi !!! »


Le père de Léo, n’aimant point être interrompu durant son moment de détente télévisuelle, lui répond d’un ton bougon qu’il y pensera mais que, pour le moment, il regarde le foot et aimerait un peu de calme. Comprenant que la prudence était de mise s’il souhaitait une réponse positive à sa doléance, Léo repart et va faire ses devoirs avant le dîner afin d’être le plus irréprochable possible : il sera plus difficile à son père de refuser si toutes ses leçons étaient parfaitement apprises.


Durant le dîner, ne souhaitant pas lâcher cette affaire devenue essentielle, Léo raconte comment s’est déroulé le cours de danse, il explique que la professeure est très encourageante, qu’il avait A-DO-RE les exercices, la musique, tout ! et qu’il souhaitait continuer de tout son cœur. Sa mère, souvent plus conciliante que son mari, répond qu’elle n’y voit aucun inconvénient mais qu’il faudra que, dans ce cas, il devra s’y tenir toute l’année car, si c’était pour arrêter le mois prochain, ce n’était pas la peine d’y songer. Le jeune garçon promet qu’il sera assidu et que c’est son plus grand désir. Son père intervient enfin, disant qu’il donnait son accord pour qu’il en fasse un simple passe-temps pour le restant de l’année mais qu’il était certain que cette lubie ne durerait pas. Léo acquiesce en assurant à son père que l’an prochain, il essayerait sans doute une autre activité. Cependant, au plus profond de lui, le jeune adolescent sait qu’il en fera son métier et deviendra un grand danseur. Cette première victoire auprès de ses parents allait au moins lui permettre d’apprendre les bases de cet art. Il sera temps, ensuite, de les convaincre de le laisser continuer.

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scénario par

Faustine, Zoé Lou, Manon, Noam, Leni, Elliot

avec le soutien de

Citoyenneté Active Lorraine

mise en texte

Apolline Marie HUIN

illustrations

Franck THOUVENOT