Léo 4

Que vont en penser ses parents ?

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Durant le repas du samedi soir suivant, prenant son courage à bras le corps, un peu timidement malgré tout, Léo aborde le sujet qui occupe toutes ses pensées. Il prend la parole alors que ses parents discutaient posément de choses et d’autres, en évoquant le fameux film « Billy Elliot » : « c’était génial, le héros dansait super bien, et on ne pouvait qu’être trop heureux qu’il parvienne à son but … » Sa mère sourit en lui disant qu’elle aussi a beaucoup aimé ce film et qu’elle avait bien remarqué combien il avait été concentré sur l’histoire. Cependant, elle est surprise que Léo en reparle avec tant d’enthousiasme plusieurs jours plus tard. Son père lui dit que, pour sa part, ce ne sont que des histoires fictives, qui n’arrivent jamais dans la vie réelle et il tente de changer de sujet car cela ne l’intéresse manifestement pas du tout. Mais le jeune garçon ne se laisse pas interrompre si vite et, avec un débit précipité, demande s’il peut aller assister à un cours de danse classique dans le centre périscolaire du village après le collège dès le lundi suivant. Son père éclate de rire et lui demande s’il ne veut pas non plus un tutu pour son prochain anniversaire. Remarquant l’expression déconfite de son fils, sa maman somme son époux de cesser de rire ainsi avant de demander à Léo s’il est sérieux et s’il se sent vraiment près à aller essayer cette activité. Léo se montre sûr de lui et assure que, oui, c’est ce qu’il désire et qu’il voudrait même en faire son métier, devenir danseur étoile. Le père de famille rétorque que c’est une activité de filles et que, s’il souhaite pratiquer un sport après le collège, il pourra faire du foot ou du handball comme Kylian. L’adolescent, le visage rouge d’émotions entremêlées, lance « Nouref, c’était bien un grand danseur classique ! C’était un homme ! Et il est connu dans le monde entier ! » Sa mère le reprend, l’air amusé : « Noureïev, mon chéri… » Lui, d’ajouter avec véhémence : « Tu vois ! Maman elle le connaît ! » Son père finit par lui assurer qu’il y réfléchira et en parlera à tête reposée avec son épouse mais que cette idée saugrenue, lui étant venue à cause d’un film, lui passera de toute façon rapidement, que ce sont des sottises d’adolescent.


Le lendemain, lors du déjeuner, Léo aborde à nouveau sa préoccupation et demande à ses parents si ceux-ci ont réfléchi et s’il peut aller essayer la danse le jour suivant après ses cours. Sous le regard insistant de sa mère, le père répond après quelques grommèlements qu’ils sont d’accord pour qu’il aille essayer un cours mais qu’il est intimement convaincu que son fils ne finira pas par pratiquer un sport de fille.


Malgré ce discours quelque peu tiède vis-à-vis de sa passion, Léo est rempli de joie. Il masque cependant son exaltation et termine son assiette en silence. Même ses brocolis lui semblent délicieux tant il est heureux. Il s’imagine déjà réussir, pas de bourrée et autres envolées. Cependant, il va devoir faire ses preuves et convaincre ses parents qu’il veut vraiment devenir danseur étoile et qu’il faut qu’ils l’inscrivent pour le restant de l’année… et les suivantes !

Choix 1

Une inscription définitive ?

Choix 2

Le choix des parents