Léo 13

Un encouragement inattendu

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Dès son retour, la mère de Léo remarque que son fils semble accablé et triste. Lui ayant préparé un chocolat chaud, elle vient le rejoindre dans sa chambre et lui demande de se confier. Timidement, il lui explique qu’il est allé voir comment se déroulaient les cours de danse classique du centre périscolaire. S’animant, il décrit Pauline et les exercices avec de la chaleur dans la voix. Puis, sa voix s’amenuise et, avec un sanglot retenu, il raconte combien il a été blessé par l’attitude des filles présentes. Evoquant le film qui l’a inspiré au point de lui donner l’audace d’aller s’essayer à cette activité, sans être accompagné ni en avoir parlé à quiconque, elle lui rappelle que le héros fut lui aussi en butte à des a priori parfois bien plus violents que ce qu’il vient de vivre mais que Billy a surmonté tout cela pour atteindre son ambition. Elle lui assure que si c’est réellement ce qu’il désire apprendre, elle s’engage à convaincre son époux de le laisser continuer. Avec toute sa tendresse de mère, elle l’encourage à persévérer.


Le lundi suivant, il annonce à Kylian qui n’a pas le temps d’aller jouer avec lui après leurs devoirs car il va suivre son cours de danse classique. Sans attendre la réaction de son ami, il s’empresse de descendre les escaliers, de se changer et d’entrer dans la salle. Pauline accueille ses élèves, toujours souriante et, d’un air entendu, lui glisse qu’elle est très contente qu’il soit revenu. Ce soir-là, Anaïs est présente et lui fait signe immédiatement de la rejoindre et se placer à côté d’elle à la barre, demandant ainsi à Zoé de se pousser pour lui laisser la place. Etonnée de la sollicitude d’Anaïs envers celui qu’elle considérait comme un intrus, ravale son sourire mordant tout en faisant mine que, de toute façon, elle ne voulait pas être à cette place.


Anaïs a toujours été la voisine de Léo et ils étaient dans la même classe durant toute l’école primaire. Elle a toujours été très gentille et il constate rapidement qu’elle danse vraiment très bien, avec beaucoup d’aisance et de souplesse. Lorsque Léo peine à bien placer ses bras ou sa jambe, plutôt de le moquer comme ont encore tendance à le faire une partie des élèves, elle l’aide et l’encourage par des regards approbateurs.


A l ‘issue de la séance, ils font le chemin de retour jusque dans la rue dans laquelle ils habitent tous deux, tout en échangeant au sujet de la danse, du film qu’Anaïs a regardé et a apprécié autant que lui et des motivations de Léo pour avoir eu ainsi le courage de braver les méchancetés de Zoé et ses amies. La jeune fille se montre admirative des débuts de son ami et lui soutient qu’elle est convaincue qu’il ne doit en aucun cas renoncer car il montre des facilités que beaucoup de filles du cours n’ont pas, même après 2 ans de pratique. Elle lui fait promettre de continuer en ajoutant que, s’il le souhaite, il pourra venir chez elle pour qu’elle lui montre les pas de bourrées, la quatrième position ainsi que le début de la petite chorégraphie que Pauline a commencé à leur enseigner.


Lors du spectacle de fin d’année, Léo et Anaïs sont très fiers de présenter un duo qu’ils ont souhaité travailler en plus des cours habituels, avec l’accord de Pauline qui les aida à chorégraphier leur tableau. Les parents de Léo, très impressionnés par la ténacité et le talent insoupçonné de leur fils - celui-ci ayant toujours refusé de leur montrer ses progrès jusqu’à ce soir-là ; lui promettent de l’inscrire au cours de second niveau l’année suivante. Il y retrouvera Anaïs avec qui il est devenu inséparable.


Bien des années plus tard, Anaïs et Léo se retrouveront sur les planches de plusieurs grands théâtres français, soudés par leur passion commune pour le ballet, un bel amour de jeunesse et une admiration mutuelle sans faille.

Choix 1

Vous voulez poursuivre l'histoire? Ou en discuter?

Choix 2

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scénario par

Faustine, Zoé Lou, Manon, Noam, Leni, Elliot

avec le soutien de

Citoyenneté Active Lorraine

mise en texte

Apolline Marie HUIN

illustrations

Franck THOUVENOT