Ambre

Dans sa famille tombée dans la précarité, Ambre va faire des magasins pour la rentrée scolaire.

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Je m’appelle Ambre, j’ai 15 ans et je vis à la campagne avec ma mère et mon grand frère Brian qui a 2 ans de plus que moi. Mon père est décédé il y a quelques mois dans un accident de voiture. Cette tragédie a laissé un grand vide dans nos vies car nous l’aimions beaucoup. Alors que nous ne vivions déjà pas dans l’opulence car mon père avait été licencié peu de temps auparavant, ma mère s’est alors retrouvée seule à devoir subvenir à nos besoins. Elle est parvenue à trouver deux emplois qu’elle exerce à temps partiel : caissière dans un supermarché de la ville la plus proche et femme de ménage. Nous vivons sous le seuil de pauvreté et cela génère des tensions parfois entre nous, parfois avec certaines personnes de notre entourage, notamment des camarades de classe. 


  Pour l’heure, ce sont encore les grandes vacances et, dans une semaine, je rentre au lycée. Durant les vacances, j’ai beaucoup grandi et il me fallait donc de nouveaux vêtements pour la rentrée. Aussi, un samedi, ma mère m’a-t-elle remis 40€ avec pour mission d’aller en ville acheter de nouveaux habits. Je m’y rendis donc avec mon frère, en bus car nous n’avons plus de voiture, et que, de toute façon, ma mère était occupée par l’un de ses emplois. Nous avions convenu que 30€ seraient destinés à mes nouveaux vêtements et, qu’avec les 10€ restant, nous allions acheter à manger.


  Arrivés en ville avec mon frère, je rentrai dans un magasin dont les vêtements de marque me plaisaient beaucoup même s’ils étaient trop chers pour pouvoir me permettre d’acheter les pantalons, tops et sweatshirts dont j’avais besoin… mais je voulais au moins regarder un peu. M’imaginer porter ces vêtements me faisait rêver et j’aime à penser qu’un jour je pourrai m’en offrir et me sentir comme les autres. Pendant ce temps, mon frère entra dans un autre magasin car il y aperçut des amis à lui.


  Alors que je furetais dans les rayons, je reconnus une silhouette familière : c’était Clara, une camarade de classe des années de collège. C’est une jolie fille, issue d’une famille bourgeoise et qui a toujours adoré le faire remarquer à celles et ceux qui ont moins de chance qu’elle.
- Qu’est-ce que tu fais là ? Me dit-elle, le regard hautain. Tu crois vraiment que ta place est dans ce genre de magasin ?

Choix 1

Je pris le risque de répondre à Clara

Choix 2

Je jouai l’indifférence